Portrait – Hubert de Boüard

Quand l’Angélus sonne l’heure d’un Grand Cru…
Rencontre avec Hubert de Boüard, un homme né d’un terroir.

À marcher à ses côtés entre les rangs de vigne, on comprend qu’il est ici sur sa terre. Moins en propriétaire du reste, qu’en homme qui y est né, y a grandi et en a la garde. Parvenu au sommet de la parcelle que nous venons de remonter, entre pied-de-côte et côte sud, il se retourne et embrasse du regard le pan de colline qui se déroule en un cirque somptueux. Stature charpentée, traits du visage nets ; sous le front large d’où part un cheveu mi-long qui lui fait crinière, son œil brille. Quand arrivent les premiers mots, portés par une voix claire et posée, c’est bien à la terre qu’hommage est rendu.

Car Hubert de Boüard est, d’abord et avant tout, un homme de terroir. Et quel terroir ! Château Angélus, Premier Grand Cru Classé. Ici, depuis huit générations maintenant, la particularité du sol et du climat, alliée au travail des vignerons, procure aux merlots et cabernets francs des conditions exceptionnelles de production. Jadis, entre ces rangs, la journée était rythmée par le son des trois angélus de Saint-Emilion, Mazerat et Saint-Martin de Mazerat.

Si les cloches ne sonnent plus comme par le passé, la religion et la foi sont demeurées intactes : religion de la vigne et foi du vigneron, qu’Hubert de Boüard embrassa dès sa naissance. Prédestiné ? « Derrière cette fenêtre, se trouve la chambre où ma mère m’a mis au monde » nous dit-il. Pour cachée qu’elle soit, l’émotion n’en est pas moins là. Il est des vocations qui s’imposent avec le naturel de l’évidence, des flambeaux qui se relèvent de très bonne heure.

Au demeurant, Hubert de Boüard n’en aurait pas voulu d’autres. L’univers du grand vin est son élément. En tant que professionnel d’abord, il s’y implique corps et âme. Fort de son expérience à la tête des trois châteaux que sont Angélus, Bellevue et La Fleur de Boüard, il se voit sollicité à titre de consultant pour plusieurs grands vignobles d’Europe. À titre institutionnel ensuite, il exerce la charge de délégué régional de l’INAO (Institut National d’Appellation d’Origine), après avoir porté celles de conseiller municipal à la mairie de Saint-Emilion et de Président du syndicat des vins de Saint-Emilion.

Mais pour impliqué qu’il soit dans ses activités annexes, c’est au Château Angélus qu’il consacre une bonne part de son énergie. Depuis de nombreuses années et sans rien retrancher aux traditions et à l’histoire du domaine, les technologies de pointe sont venues y apporter un élan de modernisation. Vendangée et vinifiée à part, les baies de chaque parcelle bénéficient d’un tri de haute précision qui garantit une sélection irréprochable. La qualité du fruit, son parfait degré de maturité, le respect et les soins dont il fait l’objet participent pour beaucoup à la magie de l’ensemble. Une magie par laquelle, de millésime en millésime, Château Angélus restitue le meilleur de ce que des hommes peuvent produire, sur l’un des meilleurs terroirs qui soient.

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